Zoom sur le métier de VTC à l’horizon 2020

 

Fonction polémique supplantant la clientèle des taxis, le métier de VTC a connu un essor fulgurant ces cinq dernières années.

Si l’inconscient collectif se penche sur les grèves ou querelle avec les chauffeurs traditionalistes, cette profession a permis a bon nombre de travailleurs de sortir de la précarité en optant pour un statut d’auto entrepreneur.

Une profession réglementée possédant son statut propre

Quant on choisit d’être VTC, tous les coups ne sont pas permis comme au Full Contact. Considéré comme un taxi pas cher, le chauffeur privé ne peut empiéter sur les prérogatives des taxistes.

La Loi encadre le métier de VTC et différencie bien ces deux fonctions qui ont pour but commun le transport de personnes dans des circonstances pourtant bien différentes. En effet, le VTC se réserve en amont en ligne via des plateformes ou des sites professionnels. De fait, le chauffeur n’a en théorie pas le droit de prendre en charge directement un client dans la rue.

Cependant, le manque de fair-play dans les grandes villes outrepasse cette interdiction qui est passible de lourdes amendes. Ensuite, la règle de principe veut que les voies réservées aux transports en commun soient uniquement empruntées par les taxis. Néanmoins, il existe sur Paris pour certaines sociétés de VTC des dérogation préfectorales. Alors, nonobstant les faits matériels, c’est aussi le régime juridique qui diffère pour devenir chauffeur privé.

 

L’obtention de la carte professionnelle VTC passe par un examen théorique et pratique

Cette étape est fondamentale puisque c’est celle-ci en particulier qui permettra d’entamer les démarches administratives pour créer une entreprise ou être employé par une société dite de VTC. S’apparentant au schéma du Code de la conduite, la partie théorique se concrétise par un examen sous forme de QCM ainsi qu’une partie destinée aux questions à réponses courtes. L’obtention d’une note supérieure ou égale à 10/20 permet de valider cette phase.

Puis vient l’étape de la conduite où le candidat doit se mettre dans la situation que fût la sienne le jour du passage du permis de conduire avec deux examinateurs. Ici, le candidat doit s’être procuré par ses propres moyens un véhicule à double commande. La mise en situation consiste à respecter les règles de sécurité routière tout en transportant un client fictif et respectant itinéraire donné. A ce sujet, les inspecteurs jugeant de votre habilité à intégrer la profession valideront l’examen si vous obtenez une note d’au moins 12/20.

Une fois, votre carte professionnelle de VTC obtenue et avoir opté pour le statut d’ auto entrepreneur, SASU ou SARL, vous rentrez dans le vif de la fonction de chauffeur privé. la vie de chauffeur VTC: nouvel El Dorado ou parcours du combattant?

Si beaucoup de personnes ont radicalement changé de profession pour se plonger dans le domaine du transport privé, la vie de chauffeur VTC n’est pas un long fleuve tranquille. Tout d’abord, elle exige des règles d’éthiques vestimentaires très précises ainsi qu’un sens de la courtoisie exemplaire. A cela s’ajoute, la possession de son propre véhicule de tourisme qui doit s’inscrire dans la logique du métier. Sans entrer dans le détail des frais connexes (assurances, carburant, édition d’un site web…), le futur as du volant doit en tant que novice se constituer un portefeuille-client conséquent pour développer sa société.

Autant d’éléments significatifs qui démontrent qu’à ce jour, le métier de VTC est ouvert à tous. Pourtant, il requiert une patience accrue où seuls les plus ambitieux et déterminés arriveront à se frayer un chemin vers les routes de la fortune.

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